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Merkel- Macron à Bruxelles et Hitler - Pétain à Montoire

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Pour son premier sommet européen, le Président français a voulu marquer une rupture claire avec ses prédécesseurs.

 

 

«Exemplaire»

Une séquence qui illustre la méthode Macron : s’appuyer sur le couple franco-allemand («il n’y a pas de solution européenne pertinente s’il n’y a pas de solution franco-allemande pertinente», comme il l’a expliqué) mais «assumer ses désaccords».

http://www.liberation.fr/planete/2017/06/23/a-bruxelles-macron-affiche-le-renouveau-du-couple-mm-s-franco-allemand_1579140

 

 

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24 octobre 1940

Rencontre de Montoire

 

 

Le 24 octobre 1940, Philippe Pétain, chef de l'État français, rencontre Hitler dans la petite gare de Montoire-sur-le-Loir.

Le vice-président Pierre Laval a eu l'idée de ce rendez-vous en apprenant que Hitler revenait en train de Hendaye où il était allé rencontrer Franco, dictateur en Espagne.

Par une poignée de main très médiatisée, le vieux maréchal célèbre officiellement la « collaboration » entre la France vaincue et l'Allemagne triomphante. Il s'en explique à la radio comme à son habitude, quelques jours plus tard, le 30 octobre 1940 : « C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration (...) . Cette collaboration doit être sincère... ».

Alban Dignat

 

https://www.herodote.net/24_octobre_1940-evenement-19401024.php

 

10 juillet 1941

Monsieur le Chancelier,

L'anniversaire de l'entrevue de Montoire est une date dont je tiens, en dehors du protocole, à marquer le sens et la portée. Il y eut dans votre geste de l'an dernier trop de grandeur pour que je ne sente pas le devoir de souligner en termes personnels, le caractère historique de notre conversation.

 

La collaboration franco-allemande n'a, sans doute, pas donné tous les résultats qu'en attendaient vos prévisions et mon espoir. Elle n'a pu, encore, éclairer de sa lumière adoucissante ces régions sombres où l'âme d'un peuple blessé se révolte contre son infortune.

 

Nos populations souffrent cruellement et nos prisonniers ne sont pas rentrés. Trop de propagandes étrangères s'évertuent, enfin, à creuser un fossé entre l'occupant et l'occupé. Mais la France a conservé le souvenir de votre noble geste. Elle sait que tous les fruits n'en seront pas perdus.

 

La victoire de vos armes sur le bolchevisme offre plus encore qu'il y a un an à cette collaboration un motif de s'affirmer désormais en des œuvres pacifiques, pour la grandeur d'une Europe transformée. Sur ces chemins de haute civilisation, le peuple allemand et le peuple français sont assurés de se rencontrer et d'unir leurs efforts.

C'est le vœu sincère et profond que je forme en vous priant, monsieur le Führer Chancelier, de bien vouloir agréer les assurances de ma très haute considération.

Philippe Pétain

( Texte : Philippe Pétain, Actes et Ecrits, Flammarion ; Image : Wikicommons)